22/06/2008

Garder l'espoir

Salut,

 

Aujourd’hui, je voudrais m’adresser à toutes celles et ceux qui, comme ma maman et mon papa, se battent pour avoir un enfant.

 

Sous la couette, les premiers échecs sont sans conséquence. Quand ils se répètent et obligent à consulter, le doute commence à s’installer. Le premier écueil est la conclusion qu’il y a quelque chose qui cloche et que le recours à la procréation médicalement assistée s’impose. A ce moment, le deuil du bébé couette doit être fait. Ce qui n’est pas toujours facile. Pour certains, cependant, tout ça sera vite oublié. Si, par exemple, les inséminations artificielles permettent d’obtenir rapidement la grossesse tant attendue. Pour d’autres par contre, le chemin sera plus long. Les inséminations artificielles peuvent ne rien donner et laisser craindre un problème plus grave, qu’il faudra identifier. Pour ma maman et mon papa, ce problème, c’était l’endométriose. Si vous voulez en savoir plus sur cette vilaine maladie, vous pouvez lire cet article.

Vous vous en souvenez, ma maman a dû se faire opérer deux fois, en mars et en juin 2007. C’était à cause de l’endométriose, diagnostiquée par le Docteur D. en début d’année, après l’échec des inséminations artificielles.

L’endométriose est une maladie qui se soigne ; il est possible de « nettoyer » la plus grande partie des dégâts qu’elle cause.  Malheureusement, cette maladie ne se guérit pas ; mois après mois, insidieusement, elle reprend son lent développement. C’est pourquoi le Docteur D., après les deux opérations subies par ma maman, lui a conseillé de passer des inséminations artificielles à la fécondation in vitro. Pour ne pas laisser le temps à la maladie de se réinstaller et parce que le meilleur traitement contre l’endométriose est une grossesse !

Ma maman et mon papa ont acquiescé, sans réaliser que le plus dur était encore à venir et que la fécondation in vitro allait envahir leur vie. Elle se rappelait à eux par des piqûres quotidiennes, des prises de sang, des contrôles tous les trois ou quatre jours. Pour mener à une première loterie, celle de la ponction des ovocytes. Car rien ne garantit jamais leur nombre. Puis à une deuxième, celle de la réimplantation embryonnaire et des douze longs jours la séparant du premier verdict. Car là non plus, rien n’est jamais garanti.

Je vous explique tout ça brièvement. J’omets beaucoup de choses, mais celles et ceux qui le vivent savent de quoi je veux parler…

Viennent aussi les conseils, donnés pour aider ma maman et mon papa, mais qu'ils ont parfois mal perçus... « Il faut continuer à profiter de la vie », « Essayez de penser à autre chose », etc. Ces conseils, il faudrait parvenir à les suivre, mais cela est tellement difficile, voire impossible... Celles et ceux qui se résolvent à la fécondation in vitro le font parce que leur désir d’avoir un enfant est plus fort que tout. En rendant le reste de leur vie sans intérêt, sans goût. Voilà pourquoi il est impossible de ne pas stresser du début à la fin, de penser à autre chose. Même si ça n'est pas une solution. Parce que ça finit par vous ronger de l’intérieur. Parce que les moments de répit sont rares, voire inexistants. Parce qu’au fil des échecs, l’espoir s’amenuise. Parce que le sentiment d’injustice devient de plus en plus aigu. Comme celui de jalousie. Face à une femme enceinte, à une mère et son bébé, qu’il est impossible de voir sans avoir le cœur meurtri.

Mais il faut éviter de trop s’en vouloir pour ça. Il faut se battre jusqu’au bout. Trouver au fond de soi la force de surmonter les échecs. Le courage de recommencer le traitement. De supporter à nouveau son cortège de contraintes et, surtout, cette terrible attente...

Quand je vois ma maman et mon papa, quand je les entends parler de tout ça, je comprends qu’ils ont souffert énormément. Qu’ils en ont vraiment bavé. Mais le résultat (c’est moi, ça, le résultat !) vaut apparemment les souffrances endurées, les larmes versées, les moments de désespoir, l’envie de tout laisser tomber.

aube

Voilà pourquoi je veux dire à celles et ceux à qui la nature refuse ce désir pourtant si légitime qu’ils ne capitulent pas et qu’ils continuent leur combat. Parce que si ça a marché pour ma maman et mon papa, ça peut aussi marcher pour eux. Tous les trois, on croise très fort les doigts pour eux !

A bientôt,

Findus

20:49 Écrit par Findus dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

18/06/2008

Listen to my heart

Waouw !!!

 

Qu'est-ce que j'ai grandi, en 2 semaines ! Le 4 juin dernier, je mesurais à peine 6 mm. ; aujourd'hui matin, je mesurais 16 mm. et demi ! Je n'en reviens pas ! Et je parie que depuis ce matin, j'ai encore gagné au moins un demi millimètre et que je dois maintenant en mesurer 17 !!! Ma poche, elle, mesure environ 32 mm.

Sur la photo ci-dessous, vous pouvez voir combien j'ai grandi depuis la première échographie de contrôle. Comme vous le voyez, j'ai la tête en bas sur cette photo (c'est mieux que d'avoir la tête en l'air, na !).

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Avant la visite, ma maman et mon papa étaient - comme prévu... - très nerveux. Cette fois, le plus nerveux des deux était peut-être bien mon papa, qui a passé une très mauvaise nuit. Ca m'ennuie un peu pour lui, mais d'un autre côté, j'a-dore être l'objet de toutes les attentions !

« Doug-doug doug-doug doug-doug » : ça, c'est mon coeur qui bat. A peu près à 165 bpm ! Ma maman et mon papa ont pu l'entendre grâce au doppler. Ca n'est pas trop perturbé mon papa, qui est épouvantablement terre-à-terre et qui voulait surtout qu'on lui dise que tout allait bien pour moi, mais ça a visiblement beaucoup ému ma maman ! Ah, les femmes...   ;-)

Le Docteur l'a prévenue : ses nausées et ses maux de ventre risquent de s'accentuer dans les prochaines semaines. Mais sans que cela doive l'inquiéter. C'est que je suis occupé à grandir et à tout chambouler dans son ventre... Mais c'est pour la bonne cause !

La prochaine visite est prévue le 9 juillet prochain. Ma maman va donc devoir patienter trois longues semaines avant de me revoir sur l'écran du Docteur. Mais comme tout s'est bien passé jusqu'ici, ça devrait être plus facile pour elle. De toutes façons, je compte bien faire le nécessaire pour lui montrer que je suis toujours bien là !

Je vous laisse, cette sortie à la clinique m'a é-pui-sé !

@+

Findus

20:10 Écrit par Findus dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

17/06/2008

Vivement demain !!!

Salut,

 

C'est demain que nous allons tous les trois chez le Docteur pour voir comment je me porte. Moi, je ne me tracasse pas trop ; il me semble que tout se passe bien pour moi. Par contre, ma maman et mon papa, eux, sont de plus en plus nerveux. Vivement demain, que le Docteur leur confirme que je vais bien et qu'ils soient rassurés ! Jusqu'à l'approche du prochain contrôle, évidement. Qui, si je calcule bien, sera sûrement celui de mes 12 semaines et qui aura lieu à la fin du mois de juillet. Sauf si ma maman arrive à convaincre le Docteur de la revoir plus tôt. Car rester 4 semaines sans savoir comment je me porte semble être au-dessus de ses forces ! Comme si j'allais profiter de la moindre occasion pour lui faire le coup du crayon ! (Me tailler, quoi.)

D'après ce que j'ai compris, l'amie de maman et de papa qui attend elle aussi un heureux événement est également très stressée ces derniers jours. Pourtant, elle est déjà bien plus loin que ma maman et jusqu'à présent, tout s'est bien passé pour elle et mon futur copain. Les souffrances qu'elle a endurées semblent lui mener encore la vie dure... Comme je sais qu'elle parcourt mon blog, je profite de l'occasion pour la rassurer un peu et lui dire qu'il n'y a pas de raison que ça ne se passe pas bien pour elle ! Il faut qu'elle essaie n'oublier le passé et de se tourner vers le futur. Celui qu'elle porte en elle. Le passé ne peut plus être changé. Le futur, lui est encore à construire. Dès à présent.

Je vous retrouverai demain ou jeudi (tout dépendra de mon agenda !) pour vous donner de mes nouvelles après notre visite chez le Docteur !

@+

Findus

P.S. : ça sonne bien, « @+ Findus », non ?

20:00 Écrit par Findus dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15/06/2008

Pourquoi un blog ?

Pourquoi ce blog, vous demandez-vous peut-être. Ma maman et mon papa essaient - tant bien que mal - de rester les deux pieds sur terre depuis qu'ils savent que je suis là et que je m'accroche. De ne pas trop se réjouir. Et même de ne pas trop penser à moi. Parce que comme je vous l'ai déjà dit, jusqu'à ma douzième semaine (et même après), un accident peut m'arriver. Je ferai de mon mieux pour ne pas faire de peine à ma maman et à mon papa, mais tout ne dépend pas que de moi. J'espère que j'aurai ce petit coup de pouce de la chance sans lequel rien n'est possible !

 

Ne suis-je donc pas un peu trop optimiste de tenir ce blog alors que je suis encore si petit ? N'aurais-je pas mieux fait d'attendre encore un peu et de ne le commencer que dans un mois ou deux ? Peut-être... Mais en raisonnant ainsi, en voulant être prudent, il arrive souvent qu'on le soit trop. Et qu'on reporte continuellement à demain le bonheur qu'on pourrait savourer dès aujourd'hui ! Il peut m'arriver un accident aujourd'hui. Demain. Dans un mois. Dans un an. N'importe quand. C'est la vie. Mais pour le moment, je suis là, dans le ventre de maman, je suis rudement content d'y être (je vous ai déjà dit que c'était super confortable) et je voudrais bien qu'elle et mon papa en profitent aussi. Chaque jour. En restant les pieds sur terre, d'accord, mais sans continuellement redouter le lendemain.

Je sais que ce n'est pas facile après tout ce qu'ils ont vécu. Ils sont peu à peu entrés dans une stupide logique d'échec, craignant à chaque pas de trébucher là où tout semblait si évident pour d'autres. Et ils ont trébuché plusieurs fois. Mais maintenant, je suis là ; c'est la preuve qu'à chaque fois, ma maman et mon papa se sont relevés. Alors moi, même si je suis tout petit et que je ne connais pas encore grand chose à la vie, je voudrais leur dire d'essayer de profiter de chaque jour que nous passons tous les trois et de ne pas trop se tracasser pour moi. Surtout ma maman. Parce que pour le moment, c'est avec elle que je vis. Grâce à elle. C'est peut-être un peu égoïste, mais moi, je voudrais qu'elle soit bien. Parce que si elle est bien, je le suis aussi.

Je ne peux pas garantir que tout se déroulera sans encombres d'ici le 24 janvier 2009. Mais il n'y a pas de raison pour que ça se passe mal pour moi ! Maintenant qu'on est tous les trois, ma maman, mon papa et moi, on est sortis de cette logique d'échec dont je vous parlais tantôt et on est plus forts. Et je compte bien m'accrocher !

Voilà, en quelques lignes, pourquoi j'ai commencé à écrire ce blog si tôt : parce qu'il ne faut pas attendre demain pour être heureux quand on peut l'être aujourd'hui. Parce que si on y croit, c'est déjà en partie gagné. Parce que la vie n'est pas toujours facile, mais qu'elle vaut quand même la peine d'être vécue ! Et parce que l'aube triomphe toujours de la nuit !

A bientôt,

Findus-le-philosophe   ;-)

16:49 Écrit par Findus dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

12/06/2008

Le reste de ma famille

Vous me connaissez. Vous connaissez mon papa et ma maman. Maintenant, je vais vous présenter le reste de ma famille.

C’est le week-end dernier que nous avons fait connaissance, eux et moi. Comme je vous le disais en commençant ce blog, ma maman aurait voulu me garder rien que pour elle encore quelques semaines, mais  le truc « in vitro », ce n’est pas vraiment ce qu’il y a de plus discret. En plus, mon papa, lui, il a une langue comme un chausse-pied (c’est maman qui lui dit ça souvent en soupirant). Il sait qu’il faut être prudent jusqu’à ma douzième semaine, mais il avait vraiment envie de parler de moi !

Samedi, ma maman est allée chez sa maman à elle et elle lui a annoncé que j’étais là. Là, ma grand-mère n’a pas arrêté de répéter qu’elle était contente. Un peu comme un disque rayé, quoi. J’espère qu’elle sera toujours aussi contente quand elle devra me garder et que je transformerai sa maison en plaine de jeux à chacune de mes visites ! J’espère aussi que le chat de ma maman, Pilou, qui est resté chez ma grand-mère quand elle s’est installée avec mon papa dans un appartement, sera gentil avec moi. Mais d’après ce que je sais, c’est un chat super sympa qui pense surtout à manger et à dormir. On devrait donc bien s’entendre, lui et moi !

Dimanche soir, nous sommes tous les trois allés chez les parents de mon papa, à qui j’ai été présenté, ainsi qu’à son frère et à sa sœur. Mon tonton et ma tante, donc. Comme ma grand-mère maternelle, ils étaient tous très contents de faire ma connaissance. Et comme elle, ils ont évidemment tous dit qu’ils s’en doutaient, parce qu’ils avaient noté les congés de ma maman, etc. Quand je vous disais que ce n’était pas vraiment discret, la fécondation in vitro… Visiblement, mon papa, ma maman et moi, nous étions surveillés de toutes parts !

Sans vouloir jouer les stars, je crois que je fais déjà l’unanimité ! Je me demande si ça sera toujours pareil quand il faudra s’occuper de moi tout le temps. Parce que je compte bien me faire dorloter et me laisser vivre, moi ! Hors de question que j’adapte mes horaires à ceux des autres ; ce sera le contraire. Si j’ai envie de faire chambard la nuit, je crois que ma maman et mon papa auront de drôles de têtes le matin en allant travailler ! Mais c’est comme ça : ils vont devoir réorganiser leur vie autour de moi.

Heureusement, mes grands-parents seront là. Ma maman et mon papa comptent évidemment prendre des congés pour s’occuper de moi, mais ils devront sûrement me mettre de temps en temps à la crèche. Ca pourrait être chouette pour que je me fasse des amis, mais je me dis aussi que ce ne serait pas plus mal, de temps en temps, d’aller chez mes grands-parents et d’être le centre du monde ! Il faudra un peu des deux, un « juste équilibre », comme dit mon papa. En plus d’être un comique, c’est un philosophe aussi, mon papa ! Même si maman ne le trouve pas plus philosophe que rigolo. Finalement, c’est peut-être tout simplement un grand incompris, mon papa !     ;-)

Je me réjouis aussi d’aller de temps en temps chez mon tonton et chez ma tante. Ce qui est super, c’est que ma tante est puéricultrice et qu’elle travaille dans une crèche. Je crois qu’elle sera d’une aide précieuse pour ma maman et mon papa, quand ils ne sauront plus où donner de la tête, ni que faire avec moi. J’ai l’impression qu’ils lui demanderont régulièrement conseil ! Ca ne devrait donc pas trop mal se passer de ce côté ! En tous cas, moi, je ne me tracasse pas trop : je suis certain que tout le monde sera aux petits soins avec moi.

A la prochaine,

Findus

 

20:14 Écrit par Findus dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

11/06/2008

Ma maman et mon papa

Salut,

Maintenant que nous avons fait connaissance, je vais quand même vous présenter ma maman et mon papa.

Il paraît que ça lui fait bizarre, à ma maman, que j’appelle comme ça. Mais comme lui disait mon papa, je ne vais quand même pas les appeler Madame et Monsieur ! Ni Mère et Père. Ca ferait un peu guindé quand même…

Pour que vous puissiez vous imaginer à quoi je ressemblerai peut-être quand je sortirai du ventre de maman, voilà leur photo.

papa_maman

J’ai une question à vous poser : d’après vous, est-ce que c’est ma maman qui est trop grande ou est-ce que c’est mon papa qui est trop petit ? Parce que moi, je m’y perds. D’après ma maman, mon papa trop petit. Et d’après mon papa, ma maman est trop grande. Qu’est-ce que vous en pensez, vous ? Je vous pose cette question, mais je vous rassure tout de suite : ça n’a pas vraiment d’importance. Ils s’entendent très bien et, surtout, ils s’aiment énormément. Sinon, ils n’auraient pas traversé ensemble toutes ces épreuves pour m’avoir ! Mais c’est vrai que je les vois mal danser un slow…     ;-)

Si j’ai bien compris, pour le moment, ma maman est un peu dérangée par ma présence. Elle se plaint d’avoir des nausées, etc. Les premières semaines, elle s’inquiétait de ne pas sentir ma présence. Alors moi, pour la rassurer, après m’être installé, j’ai essayé de me faire un peu remarquer. Mais visiblement, je n’ai pas choisi la bonne méthode… J’espère que ses nausées se dissiperont vite. Mais d’un autre côté, si elles se dissipent, elle va s’inquiéter et se demander si je suis toujours bien là ! Rien n’est simple !

Vivement le 24 janvier 2009. D’après le Docteur, je sortirai en effet du ventre de maman ce jour là. Si je compte bien, ça fait encore 7 mois et demi d’attente ! Ca va être très long pour ma maman. Et pour mon papa aussi, je crois. Au début, je pensais qu’il n’y avait que ma maman qui se tracassait. Je trouvais mon papa très calme. Mais hier, il a confié à ma maman qu’il était lui aussi terriblement stressé et même qu’il essayait de ne pas trop penser à moi pour ne pas être débordé par ses émotions. Il a l’air dur, mon papa, mais en réalité, il est aussi sensible que ma maman.

Vu ce qu’ils ont enduré, je comprends qu’ils se tracassent comme ça, mais je voudrais quand même les rassurer et leur dire que je compte bien m’accrocher et faire mon possible pour que tout se passe bien. Après tout ce qu’ils ont fait pour moi, je leur dois bien ça !

Ils ont des amis qui attendent un heureux événement (c’est comme ça qu’on nous appelle, nous, des « heureux événements » !). Ils n’ont pas fait le truc « in vitro » comme ma maman et mon papa, mais je crois qu’ils ont beaucoup souffert aussi. Ca serait vraiment super si tout pouvait bien se passer pour eux comme pour ma maman et mon papa et si je pouvais arriver un peu après leur heureux événement à eux ! Ca me ferait déjà un copain ou une copine. Ce serait chouette, non ?

Un dernier petit truc, avant de vous quitter… Comme ça ne semblait pas clair pour tout le monde, mon sac à dos, comme l’appelle le Docteur, c’est le placenta, qui contient tout ce qui est nécessaire à mon développement. Autrement dit, heureusement que je l’ai, mon sac à dos !

Bye,

Findus

10:28 Écrit par Findus dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

08/06/2008

Je me présente !

Salut, moi, je m'appelle Findus ! Enfin, non, je ne sais pas encore comment je m'appelle. Je ne sais même pas encore si je suis une fille ou un garçon ! Mais mon papa, il m'appelle tout le temps comme ça, Findus. Pourquoi ? Je vais vous l'expliquer...

Tout a commencé il y a bien longtemps, lorsque ma maman et mon papa se sont dit que ce serait peut-être chouette que j'arrive. Ils savaient comment faire (surtout mon papa !), mais ça n'a pas été sans mal... Je refusais de m'installer dans le ventre de maman. Le Docteur qu'ils ont consulté a finalement trouvé ce qui n'allait pas ; maman a dû être très courageuse et elle a dû se faire opérer deux fois. Et en septembre 2007, les grandes manœuvres ont débuté. « In vitro », ça s'appelle. Ca veut dire que je n'ai pas été fabriqué sous la couette, mais dans une éprouvette. Je vous rassure : je ne me suis rendu compte de rien. Sauf au mois de février dernier, quand le Docteur a déposé deux de mes copains dans le ventre de maman et que j'ai été congelé à -196°C. Brrr... Il faisait rudement froid, là-dedans ! Et je crois que c'est pour ça que mon papa m'appelle tout le temps Findus. Comme dans la publicité. D'après maman, il n'est pas toujours drôle, mais je crois que c'est un comique, mon papa !

Si je vous parle, c'est parce que mes deux copains du mois de février ne sont pas restés dans le ventre de maman. C'est dommage pour eux. Ca a d'ailleurs fait beaucoup de peine à ma maman et à mon papa, parce qu'ils croyaient vraiment que ça avait réussi. Mais le Docteur leur a expliqué que ça pouvait arriver, que c'était le hasard et qu'on ne pouvait rien y faire.

Au début du mois de mai, on m'a doucement réveillé avec un autre de mes copains. Ma maman et mon papa sont arrivés à la clinique le 6 mai et le Docteur nous a délicatement installés dans le ventre de maman.

Pendant que je m'installais confortablement avec mon copain (je vous le dis tout de suite : il est beaucoup plus sympa qu'une éprouvette, le ventre de ma maman), ma maman et mon papa, eux, attendaient. Ils devaient en effet patienter 12 jours pour savoir si j'étais bien accroché ou pas. Et visiblement, c'étaient 12 jours vraiment très longs ! Le 19 mai, ma maman est allée faire une prise de sang et a attendu le résultat. Et là, bonne nouvelle : la gentille infirmière lui a dit que le taux de bêta HCG sérique était à 311. Bref, que j'étais toujours bien accroché ! Une semaine plus tard, il a fallu faire une deuxième prise de sang. Avec un taux de truc-sérique à 3893 ! Ce qui voulait dire que j'étais toujours sagement blotti dans le ventre de ma maman.

Ensuite, il a fallu vérifier que mon cœur battait bien comme il faut. Ma maman et mon papa sont retournés à la clinique le 4 juin pour faire une échographie et me voir sur un écran. Là, le Docteur leur a montré que j'étais tout seul et que mon petit cœur battait bien. Elle a aussi vu que j'avais bien mon sac à dos. Je ne sais pas ce qu'il y a dedans, mais je l'ai avec moi et c'est le principal. Ma maman et mon papa étaient un peu tristes que je sois tout seul, mais ils étaient surtout très contents que je sois en bonne santé. Et finalement, un seul bébé à la fois, c'est peut-être mieux. Quand je les entends en parler, je me dis qu'ils auront déjà assez à faire rien qu'avec moi !

Aujourd'hui, nous attendons tous les 3 le prochain rendez-vous chez l'autre Docteur. Pas celui qui s'est occupé de ma maman et de mon papa pour les aider à m'avoir, mais celui qui s'occupe depuis longtemps de ma maman.

Je crois que je peux remercier le Docteur D. de s'être si gentiment occupée de ma maman et de mon papa. Si j'ai bien compris, le truc « in vitro », ce n'est pas quelque chose de drôle. Ca dure longtemps, on a souvent beaucoup de peine, on se décourage, on ne sait pas si on y arrivera. Heureusement, le Docteur D. était là. D'après ma maman et mon papa, elle est super gentille et rigolote. Je crois qu'ils sont vraiment contents de l'avoir eue pour qu'elle les aide à résoudre leurs problèmes. Moi, je ne l'ai pas vraiment vue, mais j'irai sûrement lui dire bonjour quand je serai sorti du ventre de maman. C'est la moindre des choses, vous ne trouvez pas ?

Bon... Et si je vous montrais à quoi je ressemble, maintenant. Parce que je suis une star, moi. A chaque fois qu'on est allé chez le Docteur, on m'a photographié. Hé oui !

Sur cette photo-ci, j'ai... 2 ou 3 jours, je crois ; le Docteur l'a prise juste après m'avoir déposé dans le ventre de maman. Je ne sais d'ailleurs pas trop où je suis sur cette photo...

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Sur celle-ci, j'ai 4 semaines de plus. C'est à ce moment-là que le Docteur a vu que mon cœur battait et que tout allait bien ! Et que j'avais mon sac à dos ! (Cette histoire de sac à dos, ça a visiblement marqué mon papa !)

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Voilà, vous savez tout - ou presque - sur moi ! C'est drôle : normalement, on ne parle de nous que quand nous sommes depuis 3 mois au mois dans le ventre de maman. Mais ici, c'est différent. Je suis un bébé « high tech », moi ! J'ai été fabriqué à la clinique. Ca ne change évidemment rien, sauf pour ma maman, qui aurait voulu un peu moins d'agitation autour de moi au début. Mais c'est la vie ! 

Si vous le permettez, je vais maintenant aller me reposer, parce que je dois être en pleine forme pour le 18 juin prochain, quand le Docteur va encore me photographier !

A bientôt,

Findus

16:07 Écrit par Findus dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |