04/07/2008

Les cicatrices

Salut,

 

Tout continue à bien se passer pour moi. Mais malgré cela, j’ai le sentiment que ma maman et mon papa restent cruellement inquiets. Même si c’est de façons très différentes.

 

Ma maman se dit que je suis encore si fragile et qu’il y a tellement de choses qui pourraient m’arriver qu’elle stresse presque sans arrêt. Si elle en avait la possibilité, je crois qu’elle m’emmènerait chez le Docteur au moins une fois par semaine pour s’assurer que je suis toujours bien là et pour entendre mon petit cœur battre.

Mon papa, lui, est en apparence plus serein, plus confiant ; je crois qu’il essaie surtout de ne pas trop penser à moi. Pour ne pas sentir le sol se dérober sous ses pieds à la pensée que quelque chose pourrait m’arriver. Parce qu’il n’est pas sûr qu’il pourrait alors s’en relever…

Ce n’est évidemment pas parce qu’on obtient quelque chose sans trop de peine qu’on ne peut pas en profiter et savourer son bonheur. A contrario, ce qu’on n’obtient qu’en se battant durement, il est parfois difficile d’en profiter vraiment.

Les moments de souffrance sont souvent plus marquants que ceux de bonheur. Plus difficiles à oublier. Ma maman et mon papa vivent évidemment en se réjouissant de mon arrivée, mais ils sont encore hantés par les difficultés qu’ils ont eues pour en arriver là. La crainte de perdre ce qui est pour le moment si précieux pour eux ne cesse de les tenailler. Leur moral est mille fois meilleur qu’il y a quelques mois, mais je crois que même après ma venue, ils ne se remettront jamais complètement de ce qu’ils ont enduré pour m’avoir. Chaque vie a ses blessures. Certaines cicatrisent. D’autres pas. Aucune ne disparaît complètement. Quoi que je fasse, qui que je devienne, je crois que je resterai à jamais pour eux une petite chose fragile, qu’il leur faut à tout prix protéger. Seront-ils trop protecteurs ? Trop envahissants ? Je crois que même si c’est le cas, je ne pourrai pas trop leur en vouloir. Et puis le rôle d’une maman et d’un papa, c’est quand même de prendre de soin de ses loupiots et de veiller sur eux, non ? Et pas d’en faire des Spartiates insensibles à la douleur ! Mamy Ther, par exemple, a toujours couvé mon papa, son frère et sa sœur. Ils sont tous les trois différents, mais je crois que ça n’a porté malchance à aucun d’eux..

Nous verrons. Peut-être ma maman et mon papa sont-ils trop stressés. Peut-être le seront-ils encore trop après ma naissance. Peut-être y aura-t-il, à cause de ça, des hauts et des bas. Mais moi, je suis déjà convaincu que s’ils continuent à m’aimer comme maintenant, tout se passera bien pour nous !

Je vous laisse avec un morceau de musique que ma maman et mon papa apprécient beaucoup (pour une fois qu’ils ont les mêmes goûts…), parce qu’il est en même temps triste, mélancolique et porteur d’espoir. Ce morceau, c’est l'Adagio d'Albinoni.

@+

Findus

14:27 Écrit par Findus dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Tout va bien , c'est super ! Je vous souhaite tout le bonheur du monde !
On ne protège jamais trop nos enfants , je ne suis pas passée par le même parcours que vous mais j'ai toujours (encore maintenant) stressé pour les enfants , peur qu'il leur arrive qq chose ! C'est normal pour des parents , je crois !
Bon courage à vous ! Bon week-end ! Sophie

Écrit par : Sof | 04/07/2008

coucou Findus il faut rassurer tes parents , il ne faut pas qu'ils s'inquiètent comme ça , ce n'est bon pour personne même pour toi . Avant d'avoir mon grand frère , maman a fait une fausse couche et c'est vrai que c'est une très mauvaise expérience mais ce n'est rien comparé à ce que tes parents ont enduré .

Écrit par : valérie | 04/07/2008

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