22/06/2008

Garder l'espoir

Salut,

 

Aujourd’hui, je voudrais m’adresser à toutes celles et ceux qui, comme ma maman et mon papa, se battent pour avoir un enfant.

 

Sous la couette, les premiers échecs sont sans conséquence. Quand ils se répètent et obligent à consulter, le doute commence à s’installer. Le premier écueil est la conclusion qu’il y a quelque chose qui cloche et que le recours à la procréation médicalement assistée s’impose. A ce moment, le deuil du bébé couette doit être fait. Ce qui n’est pas toujours facile. Pour certains, cependant, tout ça sera vite oublié. Si, par exemple, les inséminations artificielles permettent d’obtenir rapidement la grossesse tant attendue. Pour d’autres par contre, le chemin sera plus long. Les inséminations artificielles peuvent ne rien donner et laisser craindre un problème plus grave, qu’il faudra identifier. Pour ma maman et mon papa, ce problème, c’était l’endométriose. Si vous voulez en savoir plus sur cette vilaine maladie, vous pouvez lire cet article.

Vous vous en souvenez, ma maman a dû se faire opérer deux fois, en mars et en juin 2007. C’était à cause de l’endométriose, diagnostiquée par le Docteur D. en début d’année, après l’échec des inséminations artificielles.

L’endométriose est une maladie qui se soigne ; il est possible de « nettoyer » la plus grande partie des dégâts qu’elle cause.  Malheureusement, cette maladie ne se guérit pas ; mois après mois, insidieusement, elle reprend son lent développement. C’est pourquoi le Docteur D., après les deux opérations subies par ma maman, lui a conseillé de passer des inséminations artificielles à la fécondation in vitro. Pour ne pas laisser le temps à la maladie de se réinstaller et parce que le meilleur traitement contre l’endométriose est une grossesse !

Ma maman et mon papa ont acquiescé, sans réaliser que le plus dur était encore à venir et que la fécondation in vitro allait envahir leur vie. Elle se rappelait à eux par des piqûres quotidiennes, des prises de sang, des contrôles tous les trois ou quatre jours. Pour mener à une première loterie, celle de la ponction des ovocytes. Car rien ne garantit jamais leur nombre. Puis à une deuxième, celle de la réimplantation embryonnaire et des douze longs jours la séparant du premier verdict. Car là non plus, rien n’est jamais garanti.

Je vous explique tout ça brièvement. J’omets beaucoup de choses, mais celles et ceux qui le vivent savent de quoi je veux parler…

Viennent aussi les conseils, donnés pour aider ma maman et mon papa, mais qu'ils ont parfois mal perçus... « Il faut continuer à profiter de la vie », « Essayez de penser à autre chose », etc. Ces conseils, il faudrait parvenir à les suivre, mais cela est tellement difficile, voire impossible... Celles et ceux qui se résolvent à la fécondation in vitro le font parce que leur désir d’avoir un enfant est plus fort que tout. En rendant le reste de leur vie sans intérêt, sans goût. Voilà pourquoi il est impossible de ne pas stresser du début à la fin, de penser à autre chose. Même si ça n'est pas une solution. Parce que ça finit par vous ronger de l’intérieur. Parce que les moments de répit sont rares, voire inexistants. Parce qu’au fil des échecs, l’espoir s’amenuise. Parce que le sentiment d’injustice devient de plus en plus aigu. Comme celui de jalousie. Face à une femme enceinte, à une mère et son bébé, qu’il est impossible de voir sans avoir le cœur meurtri.

Mais il faut éviter de trop s’en vouloir pour ça. Il faut se battre jusqu’au bout. Trouver au fond de soi la force de surmonter les échecs. Le courage de recommencer le traitement. De supporter à nouveau son cortège de contraintes et, surtout, cette terrible attente...

Quand je vois ma maman et mon papa, quand je les entends parler de tout ça, je comprends qu’ils ont souffert énormément. Qu’ils en ont vraiment bavé. Mais le résultat (c’est moi, ça, le résultat !) vaut apparemment les souffrances endurées, les larmes versées, les moments de désespoir, l’envie de tout laisser tomber.

aube

Voilà pourquoi je veux dire à celles et ceux à qui la nature refuse ce désir pourtant si légitime qu’ils ne capitulent pas et qu’ils continuent leur combat. Parce que si ça a marché pour ma maman et mon papa, ça peut aussi marcher pour eux. Tous les trois, on croise très fort les doigts pour eux !

A bientôt,

Findus

20:49 Écrit par Findus dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

coucou Findus toi aussi tu as un petit surnom rigolo . Moi , c'est Petrus mon surnom . Si tes parents ont quelques connaissances en vin , ils comprendront . Mes parents adorent le vin !
Longue vie à toi Findus et méfie toi des poëles...

Écrit par : valérie | 22/06/2008

Quelle aventure , et quel courage à Maman et Papa !
Allez hop , dans mes favoris ! Je suivrai la grande aventure !
Biz à vous ! Sof
p.s. pour Findus , je pensais que c'était parce que il est "pas-né" ...spécialité Findus ;-)

Écrit par : Sof | 23/06/2008

OUiiiii C'est un petit bijou

Bravo! Encore

Écrit par : jeanflon | 29/06/2008

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